Et tandis que la déception traverse encore mon c½ur de ne pas t'avoir vu là, une larme tiède roule le long de mes traits. Je suis seule à présent sur ma haute falaise et mon esprit se rappelle tous ces moments passés où j'ai cru un instant pouvoir atteindre avec toi le nuage de ton esprit.
Où es-tu maintenant ? Plus là où je te trouvais autrefois, pas là où je te cherche en tout cas. Tu semble à tout jamais avoir déserté mes étoiles, à tout jamais m'avoir privée de l'éclat de ta lumière angélique. Qui t'as volé à moi, à nous, d'ici ? Ou t'es-tu (en)volé ? As-tu atteint cet endroit où même les cris désespérés de nos voix ne portent plus à toi ?
Cela fait longtemps mais il est encore trop tôt pour que je m'arrête d'attendre. Alors en boule, gelée, en haut de ma falaise, les enfants, les amis qui sont en moi ne cesse de crier, de le murmurer tout bas :